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L’élection présidentielle camerounaise prévue le 12 octobre 2025 est marquée par une controverse majeure : la disqualification de l’opposant emblématique Maurice Kamto. Ancien président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) et deuxième lors du scrutin de 2018, Kamto a été exclu de la liste provisoire des candidats par Elections Cameroon (Elecam), en raison d’une « pluralité d’investitures » au sein de son parti
Face à cette décision, Maurice Kamto a déposé un recours auprès du Conseil constitutionnel le lundi 28 juillet 2025, contestant fermement son exclusion. Cette démarche judiciaire s’inscrit dans un contexte politique tendu, où la décision d’Elecam suscite de nombreuses critiques dans la sphère politique et médiatique
Plusieurs acteurs politiques, dont le candidat Issa Tchiroma Bakary, ont appelé à ce que le Conseil constitutionnel fasse preuve d’« impartialité et d’intégrité » dans l’examen des recours. Parallèlement, le mouvement de la société civile « Stand up for Cameroon », qui boycotte les élections depuis 2017, dénonce un processus électoral « verrouillé, partial et profondément discrédité », soulignant l’exclusion de plusieurs candidatures majeures, notamment celle de Maurice Kamto
La situation reste tendue dans les grandes villes comme Yaoundé et Douala, où la présence policière a été renforcée, notamment dans les points stratégiques. Cette ambiance reflète les préoccupations d’une partie de la société camerounaise sur la transparence et la crédibilité du processus électoral
Parmi les 83 dossiers déposés auprès d’Elecam, 22 candidats ont introduit des recours similaires pour espérer participer à la présidentielle. Le délai pour déposer ces recours a expiré le lundi 28 juillet à minuit, laissant place désormais à la décision finale du Conseil constitutionnel











